Warning: Use of undefined constant REQUEST_URI - assumed 'REQUEST_URI' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/29/d710272677/htdocs/REDBGGO/wp-content/themes/woohoo/functions.php on line 73
Revues – REDBGGO http://www.redbggo.fr The Bitchy Gay Geek Otaku Sat, 11 Aug 2018 17:31:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.11 139582273 Le mystère de Pitch Pine Lane de Josh Lanyon http://www.redbggo.fr/2017/07/16/le-mystere-de-pitch-pine-lane-de-josh-lanyon/ http://www.redbggo.fr/2017/07/16/le-mystere-de-pitch-pine-lane-de-josh-lanyon/#respond Sun, 16 Jul 2017 13:57:13 +0000 https://redbggo.wordpress.com/?p=39 Une romance paranormale de Josh Lanyon mignonne mais aux frayères fantomatiques.

Le mystere de pitch pine lane de Josh Lanyon
Couverture de « Le mystere de pitch pine lane » de Josh Lanyon

« Josh Lanyon et les mystères » est généralement un combo gagnant comme on a pu le constater durant les 5 tomes de son excellente série « Adrien English ». Alors quand j’ai découvert que MxM Bookmark publiait un nouveau de titre de cette auteure, je n’ai pas hésité plus de quelques minutes à l’ajouter à ma kindle et à en commencer la lecture.

Durant les 250 et quelques pages de cet ouvrage, nous suivons les péripéties de Flynn Ambrose et de Kirk Murdoch. Comme à son habitude les personnages sont très bien travaillés. Flynn est décrit comme un personnage dépressif se remettant difficilement (lire entre les lignes, pas du tout) du décès brutal de son compagnon et premier amour, Alan, et venant d’hériter de la vieille bicoque et de l’intégralité des objets de l’ancien musée de l’occulte que son grand-oncle lui aussi fraichement décédé lui a légué. Kirk lui, est un dramaturge bourru, ancien ranger ayant fait la guerre et louant un appartement dans cette fameuse bâtisse.

Pour ce qui est de l’histoire, une fois encore Josh Lanyon nous entraine dans une fiction bien ficelée échangeant cette fois-ci le côté enquête un brin procédural pour nous plonger dans les mystères du paranormal et de la vie après la mort. En gros nos deux héros font face à un ectoplasme et vont partir sur les traces de son passé afin de trouver comment s’en débarrasser.

Malheureusement je n’ai rien ressenti de tout cela et les quelques passages qui auraient pu être angoissants ne le sont finalement pas, car trop rapidement traités et manquant de précision et de suspens dans leur rédaction

Ce côté paranormal est d’ailleurs la principale faiblesse de ce titre. J’aurais apprécié avoir un peu plus de frissons et quelques passages qui me donneraient de légères sueurs froides. Malheureusement je n’ai rien ressenti de tout cela et les quelques passages qui auraient pu être angoissants ne le sont finalement pas, car trop rapidement traités et manquant de précision et de suspens dans leur rédaction. Après, cela ne gênes en aucun la lecture qui reste très agréable notamment grâce à la plume de l’auteur et au travail assez réaliste de ses personnages.

Ce titre est plus centré sur l’idée de deuil et du fait de tourner la page

C’est une des choses que j’ai vraiment appréciées dans ce titre. L’auteur n’a pas cherché à faire tourner la page trop rapidement à Flynn et le faire tomber dans les draps de Kirk trop rapidement. Son deuil est difficile et il se refuse l’idée même de passer à autre chose et n’a d’ailleurs qu’une idée en tête, retrouver son ancien compagnon dans la mort. L’auteur nous a d’ailleurs plongés à plusieurs reprises dans la tête de Flynn, ce qui nous permis d’avoir une plus grande idée de ce qu’il a traversé et n’a pas encore surmonté.

Alors si vous souhaitez lire une grande romance entre nos deux protagonistes, passez votre chemin, car malgré une attirance entre eux, une forte amitié qui se crée au fil des pages et un rapprochement sur le plan physique dans la dernière partie de l’histoire, vous resterez sur votre faim. Ce titre est plus centré sur l’idée de deuil et du fait de tourner la page et se finit avec seulement la promesse d’un possible développement futur de leur histoire que malheureusement je doute nous lirons de sitôt, ce premier tome datant maintenant de 2013. Mais ne perdons pas espoir Josh ne semble pas être le genre d’auteur à laisser mourir au fond d’un tiroir ses différentes séries. Preuve en est avec « Le fantôme aux chaussettes jaunes », lui aussi édité par MxM Bookmark et qui bien que datant de 2008 aura le droit à une suite cette année.

Avec le mystère de Pitch Pine Lane, les éditions MxM Bookmark nous donnent la possibilité de découvrir une nouvelle facette de l’univers de Josh Lanyon. Bien qu’ayant passé un très bon moment avec Flynn et Kirk, j’ai trouvé que le côté paranormal était sous exploité et donnait un côté légèrement survolé à l’ensemble. La romance ne pouvant être appuyé dans ce titre j’aurais apprécié que le côté paranormal le soit un peu plus avec des scènes avec le spectre un peu plus longues, nombreuses et flippantes, ce qui aurait fait passé ce titre pour moi d’un 3 étoiles à 4. Dans tous les cas je vous conseille ce roman qui sera parfait pour profiter d’un instant détente estival…

]]>
http://www.redbggo.fr/2017/07/16/le-mystere-de-pitch-pine-lane-de-josh-lanyon/feed/ 0 39
Tigres en cavale de Sean Kennedy http://www.redbggo.fr/2017/07/12/tigres-en-cavale-de-sean-kennedy/ http://www.redbggo.fr/2017/07/12/tigres-en-cavale-de-sean-kennedy/#respond Wed, 12 Jul 2017 07:25:25 +0000 https://redbggo.wordpress.com/?p=17 Tigres en cavale, ou quand l’éditeur vous gâche le plaisir de découvrir et d’apprécier complètement un roman 5 étoiles.

Tigres en cavale de Sean Kennedy
Couverture de Tigres en cavale

Boudeurs, boudeuses, aujourd’hui on se retrouve pour la revue de « Tigres en cavale », troisième tome de la série de Sean Kennedy « Tigres et démons » aux éditions Dreamspinner France.

Cela fait maintenant 8 ans environ que Simon Murray et son footballeur vedette, Declan Tyler, maintenant à la retraite et créateur d’une association pour les jeunes LGBT dans le sport sont en couple. On les retrouve dans cet opus pour de nouvelles aventures qui vont principalement tourner autour du protégé de Declan, Micah Johnson et de Coby, l’assistant et ami de Simon, enfin surtout de sa relation nouvelle.

Cette série est assez particulière pour moi. Le premier tome étant l’une de mes premières lectures MM et surtout l’un de mes premiers coups de cœur. J’avais dévoré les deux premiers en vo et pour je ne sais quelle raison, j’avais décidé d’attendre sa traduction pour lire le petit dernier. Alors avec plus d’un an d’attente et la mise de côté de son spin-off, vous vous imaginez bien l’état d’euphorie dans lequel je me trouvais quand il est apparu dans ma kindle. L’attente en valait-elle la peine ? le plaisir est-il toujours au rendez-vous ? Ce tome 3 arriverait-il à rivaliser avec ses grands frères ? Tant de questions dont je vais vous apporter la réponse.

Tigres en cavale ne m’a pas déçu, Sean Kennedy est un auteur brillant qui nous offre encore une fois une histoire remplie d’humour et de références plus gay les unes que les autres, le tout sans aucune lourdeur.

Si une relation devait être la définition parfaite de l’âme-sœur, la-leur le serait haut la main

L’histoire d’Amour, oui avec un grand A car elle est juste parfaite, entre Simon et Declan est toujours pour moi le couple idéal et un but à atteindre. Oui, je veux vivre une relation où les deux protagonistes, forcément dont moi, s’aiment, se comprennent, se complètent et s’acceptent à un niveau limite génétique. Si une relation devait être la définition parfaite de l’âme-sœur, la-leur le serait haut la main.

Nombreux pensent qu’il est nécessaire de changer dans une relation afin d’approcher l’idéal recherché par son partenaire et ainsi la faire perdurer. Je pense le contraire et je dois pas être le seul étant donné que Simon, Déclan et les autres personnages de l’histoire n’ont pas changé. Certes ils ont évolués et appris de leurs expériences passées et de leurs erreurs, mais globalement ils sont toujours les mêmes, avec leurs bons et leurs mauvais aspects. Simon est toujours autant sarcastique, Dec toujours un prince qui veut toujours bien faire, Roger toujours à l’ami fidèle mais à l’ouest, fran la BFF parfaite, Coby naif et piquant et Jasper, lui, donne toujours envie de le noyer. C’est d’ailleurs l’envie que j’avais concernant, Micah, le petit nouveau de l’histoire. A la différence qu’il est un ado et que Sean grâce à ses talents d’écriture et de narration nous permet de le comprendre lui et ses actions.

Ce talent on le retrouve aussi dans la manière dont il traite les différentes scènes de l’histoire. Rien n’est dans le trop, tout semble plausible. Cela nous permet de vraiment bien entrer dans celles-ci et de ne pas forcément se sentir dans la peau des personnages, mais d’en être un spectateur fantôme avec la capacité de ressentir ce que les gens autour ressentent.

Tout n’est pas parfait bien entendu, et l’un des défauts majeurs de ce titre et aussi l’une de ses forces. Tout le roman, toute la série d’ailleurs tourne autour et est narrée par Simon. C’est génial pour bien rentrer dans l’histoire, dans la tête du héros et permet un avancement fluide mais ça nous prive des points de vue des autres. Depuis le premier tome, il était frustrant de ne pas pouvoir avoir le point de vue de Dec et de ne pas savoir ce qu’il ressentait et comment il a vécu tout cette tornade sentimentale et médiatique. Ce troisième tome ajoute la frustration de ne pas pouvoir se mettre dans la tête de Coby, de Jasper et de Micah. Pour ce dernier je me suis rassuré en me disant que j’allais avoir l’occasion de le faire grâce aux deux tomes de la série dérivée qui lui est dédiée.

Mais ces imperfections ne sont rien comparées au défaut dont je vais parler maintenant. Un défaut qui n’est en aucun cas du au travail de l’auteur qui vous l’aurez compris est pour moi excellent. Non je vais parler de son adaptation française bâclée. Il est rare que je m’arrête sur ce point. Premièrement car souvent pris dans ma lecture je ne fais pas attention aux petites coquilles présentes ici et là. Et deuxièmement car lorsque j’en croise une, je suis assez indulgent et je me dis que ça peut arriver.

J’ai personnellement dénombré et sans chercher 19 fautes, et certaines tellement grosses qu’on en arrive à se demander s’il y a eu un travail de relecture

Seulement sur ce titre le nombre de fautes est tellement important qu’il est impossible de parler de ce titre sans en parler. Surtout que certaines personnes vont investir 17€ dans sa version brochée. J’ai personnellement dénombré et sans chercher 19 fautes, et certaines tellement grosses qu’on en arrive à se demander s’il y a eu un travail de relecture. Outre les nombreuses négations où le « pas » à du être jugé de trop on y trouve, des pires au lieu des pipes, des libres à la place des livres, des fautes dans les noms propres alors qu’il a été correctement écris deux lignes plus bas, des fautes de grammaires et parfois plusieurs fois sur la même page.

Cette négligence sur la relecture a d’ailleurs été la même sur la publication étant donné qu’il a fallu attendre que des lecteurs leur fasse la remarque pour que la couverture soit traduite dans les epub.

Et pour finir sur ce piteux travail, il est important de noter que malgré les diverses remontées aucune communication n’a été faite de la part de Dreamspinner France. Le titre étant toujours disponible à la vente, avec les fautes surement, ce qui montre un manque flagrant de professionnalisme des équipes françaises de ce géant l’édition MM qui n’ont aucune honte à commercialiser un travail bâclé et ainsi entaché le travail et la réputation d’un auteur de talent.

Dans ces conditions il m’est impossible de vous inciter à acheter ce titre et je ne peux que vous conseiller soit d’attendre une version corrigée soit si vous le pouvez de vous jeter sur la version originale de cet excellent roman.

Revue initialement publiée sur auboudoirecarlate.com

]]>
http://www.redbggo.fr/2017/07/12/tigres-en-cavale-de-sean-kennedy/feed/ 0 17
Finding Home de Meg Harding http://www.redbggo.fr/2017/07/08/finding-home-de-meg-harding/ http://www.redbggo.fr/2017/07/08/finding-home-de-meg-harding/#respond Sat, 08 Jul 2017 09:51:05 +0000 https://redbggo.wordpress.com/?p=10 Finding Home, un Meg Harding comme on les apprécie, parfait pour une lecture estivale sous les étoiles.

Finding Home Meg Harding
Couverture de Finding Home de Meg Harding

Salut mes boudeuses et mes boudeurs, oui je fais honneur aux dames et je les cite en premier, comment je suis trop un gentleman. On se retrouve aujourd’hui pour la revue d’une nouveauté US avec le dernier titre de Meg Harding, Finding Home.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l’auteur, on lui doit entres autres « Accepting the fall » sorti le mois dernier et la série en quatre tomes « The Carlisles » qui suit les péripéties sentimentales de quatre frères. Oui Oui toute la fratrie aime les kikis…

J’avais relativement bien apprécié sa saga sur les quatre frères Carlisles, même si je dois encore lire le dernier opus et passé un agréable moment avec sa sortie de juin même si je l’avais trouvé en peu longuet, donc quand on m’a donné la possibilité de lire son petit dernier, j’ai sauté sur l’occasion. Surtout que le résumé avait vraiment fait vibrer ma fibre de petit sensible refoulé, trait de ma personnalité qui a une relation, style 7 minutes in heaven avec mon côté romantique dans le placard de plus en plus étroit.

Pour vous faire un rapide résumé de l’histoire, Jaden, jeune trentenaire new-Yorkais fraichement cocu et séparé qui n’a jamais connu son père coureur de jupons découvre à la suite du décès de sa grand-mère paternelle que son géniteur lui réservait une petite surprise. Il lui a laissé non pas un petit demi-frère, ni deux, mais trois et ils vivent et travaillent tous trois dans la salle de sport de Serenity en Floride dont sa grand-mère lui a laissé une part en héritage. De là vous vous doutez bien qu’il va s’y rendre et finir par y trouver l’amour auprès de Chase, le meilleur ami de ses frangins, mais bon on va revenir sur ce point un peu plus loin…

Au début du texte quand j’ai découvert que Jaden avait 3 demi-frères, Zane, Elliott et Phoenix j’ai eu une petite appréhension. Du genre je me suis demandé l’espace d’un temps si Meg n’allait pas faire l’erreur de nous resservir une histoire avec quatre frères homos. J’avais trouvé ça limite plausible dans sa dernière série, là ça aurait été un gros non non non pour moi. Mais au final mis à part un frère probablement bisexuel, je dis bien probablement, car il aurait pu s’agir que d’un simple coup d’essai pour voir comment c’est de jouer avec une bite autre que la sienne, la famille Matthews compte 2 frères totalement hétéros. Et je dirai pour le coup, chapeau Meg, tu as su rester dans un cadre assez réaliste et tu m’as donné l’envie de lire un ou plusieurs tomes MF si par hasard tu souhaitais évoquer leurs histoires amoureuses dans des romances futures.

Pour rester dans la romance, j’ai trouvé celle de Jaden et Chase relativement bien construite. Il y a certes une attirance mutuelle dès la première rencontre, mais la relation prend le temps de s’installer et il faut attendre quasiment la deuxième moitié du roman pour que les choses se pimentent entre eux.

Cette mise en place de l’intrigue et ce déroulé lent de l’histoire est dont l’un des bons points de Finding Home. Les choses prennent leur temps, les protagonistes se découvrent lentement et ça apporte une touche de réalisme qui fait toute la différence. J’aurais trouvé bizarre que notre héros en pleine procédure de divorce, tout juste licencié, venant de perdre une grand-mère dont il a très peu de souvenirs, s’attache directement à ces trois frères inconnus et couche avec leur meilleur ami après le premier échange de condoléances. Des éléments qu’on a déjà rencontré par ailleurs…

Ce développement en douceur nous permet par ailleurs de découvrir toute la famille (et les animaux de compagnie). J’ai adoré Zane, Elliott et Phoenix et j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur eux et tant pis si je dois passer pour cela par des longs passages concernant l’anatomie féminine, Meg m’a donné un aperçu d’eux et ce n’est pas suffisant.

Vous l’aurez compris j’ai apprécié cette lecture, mais tout n’est pas parfait et deux choses m’empêche de mettre au-dessus d’un 7 sur 10 : les scènes de sexe et la fin de l’histoire.

Les passages où Jaden et Chase passent à l’action sont chauds il n’y a pas à dire, et malgré un passage rapide par le fameux coup du ciseau, je les ai trouvées plutôt bien décrites, détaillées comme il faut et réalistes. Par contre, carton jaune pour moi, car j’ai trouvé qu’elles ne collaient pas du tout avec les personnages, surtout concernant Jaden. Je comprends ce que l’auteur a souhaité faire, l’envie de montrer que ce personnage se libère de ses propres entraves pour faire jaillir le vrai LUI, mais ça n’a pas marché, tout du moins pas avec moi. D’autant que cela rend le personnage de Chase totalement passif, et bien qu’il soit maintenant pro yoga limite vegan je suis pour l’équilibre de mon corps et de mon esprit, ça contraste trop avec le coté plus actif, ancien footballeur qui a été décrit précédemment.

Enfin, le deuxième et dernier point qui m’a laissé avec un léger gout d’inachevé est la fin de l’histoire que j’ai trouvée précipitée surtout comparée au rythme assez lent du début. Je m’attendais à autre chose, au retour du père, de l’ex (même il y a eu rapidement de ça dans une certaine mesure), mais c’est beaucoup plus simple et assez frustrant de voir se conclure leur histoire sans grandes péripéties et en seulement deux petits chapitres.

En conclusion, je recommande ce titre, surtout si vous ne connaissez pas encore le travail de Meg Harding. Finding Home est un bon point de départ qui vous permettra de vous familiariser avec le style de l’auteur et le genre de romans qu’elle nous offre. C’est une histoire légère, qui se lit bien et que mes boudeurs peuvent même lire en skinny dans le métro sans craindre de laisser paraitre leur engouement pour cette lecture. Un 7/10 avec un petit bonus de points si elle nous annonce une suite MM ou MF…

Revue initialement publiée sur auboudoirecarlate.com

]]>
http://www.redbggo.fr/2017/07/08/finding-home-de-meg-harding/feed/ 0 10
Forest of Thorns and Claws http://www.redbggo.fr/2017/07/04/forest-of-thorns-and-claws/ http://www.redbggo.fr/2017/07/04/forest-of-thorns-and-claws/#respond Tue, 04 Jul 2017 12:58:36 +0000 https://redbggo.wordpress.com/?p=3 Forest of Thorns and Claws est le titre qui à ses débuts vous donne envie de vous rouler sur le dos comme un petit chaton tout mignon qui veut des gratouilles pour à la fin vous faire sortir les griffes pour s’en prendre de rage au papier peint.

Forest of Thorns and Claws
Couverture du roman « Forest of Thorns and Claws » de JT HALL

Salut les boudeurs et les boudeuses, aujourd’hui on se retrouve pour une revue de « Forest of Thorns and Claws » de J.T. Hall, un titre qui m’avait vraiment fait de l’œil à la lecture de son résumé et qui m’a laissé en fin de lecture avec des sentiments vraiment mitigés, voire face à une complète déception. Je vous explique tout ça dès maintenant.

Le petit monde littéraire des métamorphes étant massivement représenté par les histoires de loups-garous, j’avais été particulièrement enjoué de découvrir dans les sorties de mai qu’un auteur avait opté pour une histoire de tigres-garous. Surtout que celle-ci promettait de se passer au plus près de l’habitat naturel de leur contrepartie animale : Sumatra, ce qui promettait un véritable choc de culture et des possibles intrigues, difficultés et revirements de situation dus à la mentalité des habitants de l’île et de son cadre social, sociétal et politique. Bref j’en salivais d’avance.

Pour vous faire un résumé rapide de l’histoire, le livre suit la romance et les aventures de deux personnages principaux : Donovan McGinnis, un vétérinaire et conservateur anglais travaillant dans un centre de recherche à Sumatra et Kersen, un jeune métamorphe tigre de la tribu de Harimau Jadian vivant recluse au tréfonds du foret humide. Donovan, 100% humain au début du roman va, suite à une morsure infligée par Gemi, la sœur de Keren, se retrouver infecté par le gène métamorphe et par ce biais devenir lui-même un tigre-garou. Changement qui va être le déclencheur des péripéties développées par la suite dont, la rencontre entre Donovan et Kersen, leur attirance immédiate, la confrontation de notre vétérinaire avec les autres membres de la tribu et aussi, entre autres, si je puis dire ainsi, l’appropriation et l’acceptation par Donovan de son tigre intérieur et de sa nouvelle condition.

Les choses se présentaient donc bien pour Forest of Thorns and Claws et pour le coup j’ai débuté ma lecture avec un certain entrain et j’étais assez conquis. L’écriture est fluide et est rendue agréable par le style de l’auteur assez léger, mais qui n’abandonne pas pour autant les descriptions. Celles-ci sont simples, mais permettent une très bonne visualisation des lieux et une bonne caractérisation des personnages tout en évitant les lourdeurs et le too-much. L’auteur a aussi privilégié l’utilisation d’un vocabulaire simple, mais riche, et des syntaxes de phrases assez classiques, ce duo fonctionnant à merveille pour le lecteur francophone que je suis et pourrait même être assez accessible pour des personnes ayant une pratique de la langue anglaise plus faible.

JT HALL a fait un travail de recherche conséquent sur la région de Sumatra, que cela soit sur les données géographiques, sociales ou politiques

Le récit bénéficie aussi de l’alternance de points de vue des deux protagonistes. C’est une pratique dont je suis assez friand, car elle permet de bien rentrer dans l’histoire et de se sentir proche des différents héros, et elle est ici justement utilisée. Le texte évolue naturellement et grâce à cette alternance on assiste aux situations à différents moments et endroits qui viennent enrichir l’histoire et son développement.

Toujours dans les points positifs, JT HALL a fait un travail de recherche conséquent sur la région de Sumatra, que cela soit sur les données géographiques, sociales ou politiques et cela se ressent fortement par des présentations justes et crédibles des séances politiques et du travail des organisations de protection la faune et de la flore avec entre autres leur combat face au braconnage et au lobbyisme des puissances étrangères. Franchement là-dessus, je lui titre mon chapeau.

À la lecture de tout cela, vous vous demandez sûrement où cela s’est gâté ? Ce titre semblant disposer de toutes les composantes d’une lecture agréable, une histoire de base sympathique et originale, un auteur qui m’était encore inconnu, mais disposant d’un nombre important de titres plutôt bien notés à son actif et un nombre de page convenable comme je ne suis pas fan des nouvelles courtes.

Et bien c’est simple, malgré un bon début et des qualités que l’on ne peux renier, le livre additionne une bonne dose des clichés qu’on peut retrouver dans les livres histoires de métamorphes dont certains en totale inadéquation avec le félin dont il est l’objet. Alors, si vous êtes fans des Âmes sœurs avec des je t’aime au bout d’une pipe, vous serez servis. Par contre moi, je n’ai même pas attendu la première sodomie pour être blasé et commencer à lire en sautant des paragraphes. Et je peux vous assurer que malgré ça je n’ai pas loupé grand-chose de la fin de l’histoire. C’est d’ailleurs sur ce point que je parlais de non-respect du caractère du tigre. L’auteur a bien essayé d’expliquer que là-dessus les métamorphes divergeaient, mais ça fonctionne mal et le livre perd en crédibilité. Le tigre est un animal solitaire qui n’est pas monogame à vie et on s’attend généralement dans une bonne histoire de métamorphe que les particularités de l’animal se retrouvent dans sa composante humaine. C’est d’ailleurs dommage que la romancière est volontairement fait fis de cet héritage au profit d’un excès de romantisme, car jusqu’à présent elle avait réussi à sortir de l’édulcoration que l’on retrouve régulièrement et à conserver un caractère dur et bestial très réaliste qui se rapprochait par exemple de celui dans Hemlock Grove. L’infection et la mutation sont des étapes douloureuses tout comme l’est la transformation de l’Homme à la bête. Pourquoi ce travail si c’est pour le rendre caduc par l’utilisation de clichés sur des points qui auraient gagné à être traités avec autant de réalisme.

En parlant fellation et pénétration, idem, c’est bourré de déjà vu et de situations préconçues sorties tout droit du sexe gay pour les nuls.

En parlant fellation et pénétration, idem, c’est bourré de déjà vu et de situations préconçues sorties tout droit du sexe gay pour les nuls. On y retrouve même le coup des ciseaux. Amis auteurs, si vous me lisez, arrêtez avec ce mouvement des deux doigts ou tentez-en la pratique sur vos partenaires, c’est difficile à moins qu’il soit doté d’un orifice très fortement dilaté. Et si vous écrivez une histoire de garou quelque chose, je vous en conjure, arrêtez de justifier le non-port d’un préservatif par leur soi-disant immunité aux MST.

Autre point qui joue en la défaveur de cet ouvrage, le contenu. À partir du milieu du livre, on est limite dans du remplissage et certains points qui auraient pu servir de départ à de nouveaux développements pour enrichir l’histoire, se sont vu balayés d’un revers de plume ou contés en quelques lignes. Pour ne citer qu’un élément qui aurait pu être intéressant, mais que l’auteur a traité uniquement en surface, la question de l’homosexualité dans cette région du globe. JT HALL nous fait quelques allusions ici et là, que c’est tabou, voire complètement condamnable, mais au final elle fait s’embrasser Kersen et Donovan devant le domicile de ce dernier et règle tous les possibles problèmes par un « chez les métamorphes, il n’y a pas de soucis ». Sérieusement What The Ever Loving Fuck ?

Enfin et je terminerai sur cela, si vous disposez d’un tic de langage, je vous en supplie, évitez de les incorporer dans vos écrits. Je n’ai pas compté le nombre de fois que l’auteur a utilisé le terme « cripes », mais c’était suffisant pour que je m’en pose la question.

Vous l’aurez compris, ce titre de JT HALL est au final une déception pour moi. J’ai d’ailleurs dû lui mettre la note de 2,5 étoiles (sur 5) sur Goodreads à la fin de ma lecture et ça m’a fait mal. Oui ça m’a fait mal, car j’en attendais tellement plus et que le début était fortement prometteur, mais l’addition des clichés, la superficialité et la longueur de sa deuxième partie ont eu raison des qualités de ce texte et de son idée de base originale et alléchante.

Au final Forest of thorns and Claws s’adresse plus à un public amateur de romance légère qu’à celui des mordus de métamorphes et de romance paranormale avec un minimum de contenu. Pour synthétiser je le recommanderai plus aux fans des sorcières de Waverly Place qui aiment les pornos de Cocky Boys qu’à ceux de Teen Wolf qui préfèrent les scènes de chez TimTales.

Revue initialement publiée sur auboudoirecarlate.com

]]>
http://www.redbggo.fr/2017/07/04/forest-of-thorns-and-claws/feed/ 0 8