Salut mes petites nuances de rouge,

C’est avec un peu de retard que je vous propose aujourd’hui ma revue de Wilde Fire, le troisième tome de la série A Forever Wilde Series de Lucy Lennox. J’avais adoré Facing West, le premier tome. J’avais eu un véritable coup de cœur pour le tome 2, Félix and the Prince. C’était donc avec beaucoup d’impatience et d’attentes que j’attendais ce troisième opus. Qu’en ai-je pensé ? Le « jamais 2 sans 3 » se vérifie-t-il ici ? Je vous dis tout dans les lignes qui suivent.

Quatrième de couverture :

Otto :

Seth Walker était mon premier amour et j’ai toujours juré qu’il serait mon dernier. Même après qu’il a déménagé durant notre dernière année au lycée, nous avions promis de nous retrouver après l’obtention du diplôme. Mais quand il m’a brusquement quitté sans explication et a brisé mon coeur, c’était mon tour de courir.

Après une décennie dans la marine, je suis enfin rentré et prêt à aller de l’avant avec ma vie de nouveau pompier de Hobie. Malheureusement, à la minute où j’ai posé les yeux sur le nouveau shérif de la ville, je sais que je suis foutu. Le meilleur flic de Hobie n’est autre que Seth Walker.

Il s’avère qu’il est de retour à la maison. Et l’enfer s’il n’a pas beaucoup d’explications à faire.

Walker :

Je pensais que je faisais la bonne chose en quittant Otto Wilde il y a dix ans sans explication. J’avais tort. Je pensais aussi pouvoir rentrer dans ma ville natale sans avoir à faire face à mes erreurs passées. J’avais tort à ce sujet aussi.

Ce dont je ne me trompe pas : le fait que mon cœur s’enflamme chaque fois que je pose les yeux sur cet homme sexy. Le fait que je ne peux pas imaginer ma vie sans lui. Le fait que les choses sont toujours aussi compliquées maintenant qu’elles l’étaient alors. Et le fait que j’ai beaucoup de travail devant moi si je m’attends à le reconquérir.

Juste au moment où les choses commencent à se réchauffer entre nous, une série d’incendies criminels frappe et la suspicion tombe près de la maison. J’ai déjà perdu Otto à un secret il y a longtemps, mais je serais damné si je laissais un autre menacer d’envoyer notre avenir en fumée.

Parce qu’Otto Wilde est à moi, et je ne compte pas le laisser partir de nouveau.

Mon avis :

Je ne vais pas tourner autour du pot et je vais annoncer directement la couleur et le ton de cette revue, j’ai tout simplement adoré Wilde Fire. J’ai fini de le lire dimanche soir dans le train en rentrant du Salon du livre de Paris, mais je n’ai pas pu écrire ma revue immédiatement. Je voulais me laisser un ou deux jours, afin d’être certain d’écrire une critique un minimum objective. J’ai essayé de trouver des défauts à ce titre, je vous l’assure, mais rien ne m’est venu. Certes il y a quelques petits points que j’aie un peu moins aimés, d’autres petites choses que j’aurais aimé voir traité différemment, mais rien que je ne puisse qualifier de défaut. Alors si vous préférez les revues acerbes, faudra repasser.

Wilde Fire, c’est avant tout une histoire d’amour. Vous allez me dire, c’est normal, c’est une romance. En soi, vous n’auriez pas forcément tort, seulement, je ne vous parle de cet amour que l’on trouve dans la plupart des romances contemporaines qui sont la suite d’une attirance physique. Non, je vous parle de l’amour avec un très grand A, de celui des âmes sœurs, ou de celui des personnes qui malgré les renaissances et les réincarnations se retrouvent toujours et finissent toujours par s’aimer. Oui, c’est ce genre d’amour qui lie Ottawa Wilde et Seth Walker depuis leur plus tendre enfance, quand l’amour, l’attirance physique et le sexe n’avaient encore ni sens ni valeurs pour eux.

Wilde Fire, c’est des personnages, certains nouveaux et d’autres que l’on retrouve avec plaisir. Lucy Lennox a un véritable don pour créer des séries avec des personnages tous différents et tous aussi attachant. J’avais craqué pour West et Nico, j’avais adoré Felix et Lio et j’ai totalement succombé à Otto et Seth. On a l’habitude de voir les auteurs peindre dans leurs écrits des pompiers et des shérifs comme des males alpha, leaders que rien n’effraye, mais pas ici. Ici, l’auteur a doté ses héros d’énormément de sensibilité. Ils ont des sentiments, ils aiment, ils ont peur, ils pleurent et ils l’assument. On pourrait croire que cela leur donne un côté efféminé, alors que non rien de cela. Otto et Seth conservent leur masculinité et prouvent justement que montrer ses sentiments n’est pas une faiblesse, mais un acte de courage.

Wilde Fire, c’est bien entendu, une histoire. Ce n’est pas qu’une simple romance où l’intégralité de l’histoire tourne autour de quand et comment les protagonistes vont se mettre ensemble. Non la deuxième partie du livre bénéficie d’une intrigue autour d’incendies criminels perpétués dans la ville Hobie où résident la famille Wilde. Elle est plutôt bien construite. Elle met en avant certains aspects du passé de Otto, vient s’enrichir des stigmates que certains membres de petites communautés peuvent arborer et surtout dispose d’une finalité, étonnante et émouvante.

Wilde Fire, c’est donc un découpage judicieux de son histoire. Le livre est ainsi composé de deux parties distinctes avec chacune un objectif différent. La première partie est consacrée aux retrouvailles des deux hommes et à toutes les étapes qui vont les mener à enfin être ensemble. On va être aux premières loges lorsque Otto va découvrir que Seth est marié ainsi que les conséquences pour les deux anciens amants que cela va apporter. Nous allons suivre le divorce de Seth ainsi que ce qu’il va devoir traverser afin de pouvoir être de nouveau l’homme libre d’aimer son amour d’enfance. La deuxième partie elle, est consacrée à l’enquête concernant les incendies criminels touchant l’entourage des nouveaux amants, avec toutes les preuves menant à penser qu’Otto serait le pyromane. Durant les différents chapitres, on va assister aux conséquences des secrets et du poids du passé. Tout ceci va mettre à l’épreuve la relation naissante des deux hommes et la confiance qu’ils se portent. J’ai beaucoup apprécié le fait que les deux parties ont des tons très différents. La première partie est plus légère et c’est rempli d’espoirs et de pensées positives que l’on commence la deuxième qui elle est plus pesante. On souffre et stresse un peu pour Wilde et Walker. On finit même par avoir des doutes sur la finalité de l’ouvrage. Je me suis vraiment demandé à un moment donné si l’auteur n’allait pas nous proposer, pour changer, une « bad ending ». La lecture fut donc assez éprouvante du fait que Lucy a vraiment réussi à me faire vivre les évènements.

Wilde Fire, c’est forcément des scènes de sexe chaudes comme la braise et écrites avec brio. Je l’avais déjà souligné, j’adore la manière que Lucy a de les écrire et parfois de simplement les suggérer. On voit trop souvent des livres où les scènes de sexe prennent le dessus sur l’histoire, ce qui finalement les rend moins intenses, baisse l’intérêt du livre et gâche l’expérience du lecteur. Dans Wilde Fire, les scènes de sexe n’apportant rien à l’histoire ou qui seraient simplement répétitives dans leur contenu sont simplement suggérées afin de laisser toute la lumière aux scènes plus importantes à l’histoire. Et alors, quand il y a scènes de sexe, la température monte de plus d’un cran et on est heureux de savoir qu’un pompier avec de l’expérience est aux commandes afin de pouvoir en profiter en toute sécurité. C’est chaud. C’est même brulant parfois, mais ça reste réaliste. Elles ne durent pas toutes des heures, certaines du fait de l’intensité de leur désir et de leurs sentiments sont même très courtes. Et ce n’est pas grave, car dans la vraie vie, ça arrive. J’ai aimé la petite touche de réalisme que ça apporte au livre et ça m’a permis de mieux encore m’identifier aux personnages et donc de rentrer plus encore dans l’histoire.  Après je dois avouer, que j’ai préféré les scènes de sexe de Felix and the Prince et de la manière dont elles étaient étendues sur plusieurs chapitres. C’était un point fort du précédent opus surtout du fait de l’alternance des points de vue lors de ces scènes.

Enfin, Wilde Fire, c’est bien entendu un travail d’édition de grande qualité. La couverture est encore une fois bluffante. J’avais déjà été époustouflé par celle de Felix and the Prince, mais là, j’ai ressemblé à Roger Rabbit avec les cœurs dans les yeux et la langue qui pendait quand l’ait vu. J’ai aussi beaucoup aimé, les petites lettres que l’auteur a ajoutées à chaque début de chapitre. En plus d’être originales, elles apportent un réel plus à l’histoire en nous permettant d’en savoir un peu plus sur ce que Otto et Wilde ont traversé et éprouvé durant les 10 ans qui les ont séparés. Enfin il m’est important de noter la qualité du travail de relecture et de correction. C’est juste nickel et additionné aux choix judicieux des polices et interlignes, on a le droit à une expérience de lecture proche de la perfection. Et quand on sait que Lucy Lennox est une auteur autoéditée, on ne peut que saluer ce travail qui surpasse même celui de certaines maisons d’édition, alors que les moyens ne sont pas du tout les mêmes.

Wilde Fire fut donc un nouveau coup de cœur signé Lucy Lennox de 2018. J’ai adoré et j’espère que cette chronique aura réussi à vous le montrer. J’espère aussi qu’elle vous aura donné envie de le lire et si ce n’est pas déjà fait de découvrir l’univers de la série Forever Wilde. L’auteur a d’ores et déjà annoncé le personnage central du prochain titre et sa date de sortie et j’en suis ravi et tout excité. Pourquoi ? Premièrement, car il s’agira de l’histoire d’Hudson que j’attendais depuis le premier tome et, car il est prévu pour sortir le 1er mai, jour de mon anniversaire et si ce n’est pas un putain de cadeau ça, je ne sais pas ce que c’est. C’est sur ces dernières lignes que je vous laisse, n’hésitez pas à me faire part de votre avis sur cette revue ou sur Wilde Fire si vous l’avez lu en commentaires. Je vous souhaite une très bonne fin de journée et je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures.

Love ya all like fire babies!

Wilde Fire de Lucy Lennox
4.6 Note
Histoire
Personnages
Erotisme
Ecriture

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