Tigres en cavale, ou quand l’éditeur vous gâche le plaisir de découvrir et d’apprécier complètement un roman 5 étoiles.

Tigres en cavale de Sean Kennedy
Couverture de Tigres en cavale

Boudeurs, boudeuses, aujourd’hui on se retrouve pour la revue de « Tigres en cavale », troisième tome de la série de Sean Kennedy « Tigres et démons » aux éditions Dreamspinner France.

Cela fait maintenant 8 ans environ que Simon Murray et son footballeur vedette, Declan Tyler, maintenant à la retraite et créateur d’une association pour les jeunes LGBT dans le sport sont en couple. On les retrouve dans cet opus pour de nouvelles aventures qui vont principalement tourner autour du protégé de Declan, Micah Johnson et de Coby, l’assistant et ami de Simon, enfin surtout de sa relation nouvelle.

Cette série est assez particulière pour moi. Le premier tome étant l’une de mes premières lectures MM et surtout l’un de mes premiers coups de cœur. J’avais dévoré les deux premiers en vo et pour je ne sais quelle raison, j’avais décidé d’attendre sa traduction pour lire le petit dernier. Alors avec plus d’un an d’attente et la mise de côté de son spin-off, vous vous imaginez bien l’état d’euphorie dans lequel je me trouvais quand il est apparu dans ma kindle. L’attente en valait-elle la peine ? le plaisir est-il toujours au rendez-vous ? Ce tome 3 arriverait-il à rivaliser avec ses grands frères ? Tant de questions dont je vais vous apporter la réponse.

Tigres en cavale ne m’a pas déçu, Sean Kennedy est un auteur brillant qui nous offre encore une fois une histoire remplie d’humour et de références plus gay les unes que les autres, le tout sans aucune lourdeur.

Si une relation devait être la définition parfaite de l’âme-sœur, la-leur le serait haut la main

L’histoire d’Amour, oui avec un grand A car elle est juste parfaite, entre Simon et Declan est toujours pour moi le couple idéal et un but à atteindre. Oui, je veux vivre une relation où les deux protagonistes, forcément dont moi, s’aiment, se comprennent, se complètent et s’acceptent à un niveau limite génétique. Si une relation devait être la définition parfaite de l’âme-sœur, la-leur le serait haut la main.

Nombreux pensent qu’il est nécessaire de changer dans une relation afin d’approcher l’idéal recherché par son partenaire et ainsi la faire perdurer. Je pense le contraire et je dois pas être le seul étant donné que Simon, Déclan et les autres personnages de l’histoire n’ont pas changé. Certes ils ont évolués et appris de leurs expériences passées et de leurs erreurs, mais globalement ils sont toujours les mêmes, avec leurs bons et leurs mauvais aspects. Simon est toujours autant sarcastique, Dec toujours un prince qui veut toujours bien faire, Roger toujours à l’ami fidèle mais à l’ouest, fran la BFF parfaite, Coby naif et piquant et Jasper, lui, donne toujours envie de le noyer. C’est d’ailleurs l’envie que j’avais concernant, Micah, le petit nouveau de l’histoire. A la différence qu’il est un ado et que Sean grâce à ses talents d’écriture et de narration nous permet de le comprendre lui et ses actions.

Ce talent on le retrouve aussi dans la manière dont il traite les différentes scènes de l’histoire. Rien n’est dans le trop, tout semble plausible. Cela nous permet de vraiment bien entrer dans celles-ci et de ne pas forcément se sentir dans la peau des personnages, mais d’en être un spectateur fantôme avec la capacité de ressentir ce que les gens autour ressentent.

Tout n’est pas parfait bien entendu, et l’un des défauts majeurs de ce titre et aussi l’une de ses forces. Tout le roman, toute la série d’ailleurs tourne autour et est narrée par Simon. C’est génial pour bien rentrer dans l’histoire, dans la tête du héros et permet un avancement fluide mais ça nous prive des points de vue des autres. Depuis le premier tome, il était frustrant de ne pas pouvoir avoir le point de vue de Dec et de ne pas savoir ce qu’il ressentait et comment il a vécu tout cette tornade sentimentale et médiatique. Ce troisième tome ajoute la frustration de ne pas pouvoir se mettre dans la tête de Coby, de Jasper et de Micah. Pour ce dernier je me suis rassuré en me disant que j’allais avoir l’occasion de le faire grâce aux deux tomes de la série dérivée qui lui est dédiée.

Mais ces imperfections ne sont rien comparées au défaut dont je vais parler maintenant. Un défaut qui n’est en aucun cas du au travail de l’auteur qui vous l’aurez compris est pour moi excellent. Non je vais parler de son adaptation française bâclée. Il est rare que je m’arrête sur ce point. Premièrement car souvent pris dans ma lecture je ne fais pas attention aux petites coquilles présentes ici et là. Et deuxièmement car lorsque j’en croise une, je suis assez indulgent et je me dis que ça peut arriver.

J’ai personnellement dénombré et sans chercher 19 fautes, et certaines tellement grosses qu’on en arrive à se demander s’il y a eu un travail de relecture

Seulement sur ce titre le nombre de fautes est tellement important qu’il est impossible de parler de ce titre sans en parler. Surtout que certaines personnes vont investir 17€ dans sa version brochée. J’ai personnellement dénombré et sans chercher 19 fautes, et certaines tellement grosses qu’on en arrive à se demander s’il y a eu un travail de relecture. Outre les nombreuses négations où le « pas » à du être jugé de trop on y trouve, des pires au lieu des pipes, des libres à la place des livres, des fautes dans les noms propres alors qu’il a été correctement écris deux lignes plus bas, des fautes de grammaires et parfois plusieurs fois sur la même page.

Cette négligence sur la relecture a d’ailleurs été la même sur la publication étant donné qu’il a fallu attendre que des lecteurs leur fasse la remarque pour que la couverture soit traduite dans les epub.

Et pour finir sur ce piteux travail, il est important de noter que malgré les diverses remontées aucune communication n’a été faite de la part de Dreamspinner France. Le titre étant toujours disponible à la vente, avec les fautes surement, ce qui montre un manque flagrant de professionnalisme des équipes françaises de ce géant l’édition MM qui n’ont aucune honte à commercialiser un travail bâclé et ainsi entaché le travail et la réputation d’un auteur de talent.

Dans ces conditions il m’est impossible de vous inciter à acheter ce titre et je ne peux que vous conseiller soit d’attendre une version corrigée soit si vous le pouvez de vous jeter sur la version originale de cet excellent roman.

Revue initialement publiée sur auboudoirecarlate.com

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